JOBIC LE MASSON


Né en France en 1968, débute son éducation musicale à l’âge de 7 ans au conservatoire. Dès ses 16 ans, il s’expatrie aux Etats‐Unis pour étudier la théorie musicale et la composition à la Greenwich High School dans le Connecticut. En 1987, il rentre à la Berklee School of Music à Boston et après avoir obtenu un diplôme d’Ingénieur du Son et de Bachelor of Music, il retourne en France où il vit depuis 1990. Outre son activité de professeur de piano, Jobic dédie son temps à la composition, l’arrangement et les concerts. Depuis 2006, il a organisé l’essentiel de son activité musicale autour de son trio avec Peter Giron et John Betsch (HILL, 2008, Enja).

En 2012, Steve Potts est venu se greffer au trio, en apportant le son gracieux et délicieusement dissonant de ses saxophones. Fin 2016, le trio de Jobic sortira enfin un deuxième album SONG (Enja) qui sera aussi l’occasion de découvrir ses dernières compositions.

On peut aussi retrouver Jobic dans plusieurs projets et enregistrements avec les musiciens Arnaud Sacase, Gwen Sampé, Benjamin Duboc, Didier Lasserre, Aldridge Hansberry, Sebastien Buchholz, Christine Flowers, MJ Williams, Longineu Parsons.
Il a aussi collaboré en concerts avec JJ Elangué, François Thébèrge, Rick Margitza, Jon Handelsman, JC Montredon, CA Barry, Harry Swift, Daryl Hall, Ichiro Onoe, Felipe Cabrera, Simon Goubert, Ursuline Kairson, Makoto Sato, Jo Ann Pickens, Mark Sims, Antoine Paganotti, Lucien Johnson, Daniel Erdman, Thomas Kpade, Jeff Bouderau, Michael Felberbaum, Karl Januska, Jean‐François Pauvros, Sylvain Guérineau, Benoit Raffin, Gilbert Roggi, Abdelhaï Bennani, JL Guillonet, Rasul Siddik, Amy Gamlen, Alexandra Grimal, Marcus Huholt, Jean‐Jacques Avenel.... avec des musiciens de passage à Paris tels que Sarah Morrow, Corey Wilkes, Roy Campbell, Hanah Jon Taylor, Jeri Brown.... les poètes Barry Wallenstein, Steve Dalachinsky.... 

STEVE POTTS


Né le 21 janvier 1943 à Columbus (Ohio), s’est trouvé embarqué dès son plus jeune âge dans le jazz, touché au plus profond de lui‐même et fasciné par le son de son cousin, Buddy Tate, alors saxophoniste dans l’orchestre de Count Basie. Sa rencontre avec Charles Lloyd, dont il était l’élève, a été décisive dans son choix de quitter ses études d’architecture à Los Angeles et s’engager dans une carrière musicale. Il se rend alors à New York où il écoute Eric Dolphy. Il y joue également avec Roy Ayers, Richard Davis, Joe Henderson, Reggie Workman, et Chico Hamilton...

Comme toute une génération de joueurs de free jazz américains, il s’installe à Paris dans les années 70, où il joue avec Dexter Gordon, Johnny Griffin, Mal Waldron, Ben Webster, Hal Singer, Christian Escoudé, Boulou Ferré, Slide Hampton, et Oliver Johnson. En 1973, il rencontre Steve Lacy qu’il accompagne pendant près de trente ans à travers tournées et concerts, avec cette (im)pulsion permanente de toujours « aller de l’avant ». En accompagnant le trio de Jobic Le Masson, de son saxophone alto qu’il troque à l’occasion avec son soprano, il apporte et rassemble par son seul jeu, des années entières d’histoire du jazz. 

PETER GIRON


Né dans le Bronx en 1952. Il étudie la basse, la contrebasse, l’alto et le violon au Princeton College of Music dans le New Jersey. Il commence sa carrière dans les orchestres de jazz locaux et devient musicien professionnel dès l’âge de 16 ans. Il se produit alors à la basse ou à la contrebasse, sur la scène new‐yorkaise notamment aux côtés de Charles Earland et John Purcell... Etabli en France depuis plus de trente ans, il est omniprésent sur les scènes nationale et internationale.

Son oreille absolue, son jeu de contrebasse profond, son sens du swing en font un accompagnateur hors pair et un soliste inspiré aux côtés de musiciens comme Archie Shepp, Charles Earland, John Purcell, Luther Allison, Kurt Elling, Dave Liebman, Rhoda Scott, Hal Singer, Kirk Lightsey, Sarah Morrow....

Professeur à l’American School of Modern Music entre 1988 et 2011, il enseigne depuis à l'IMEP Paris College of Music, l'harmonie, le solfège, la théorie ainsi que la basse et la contrebasse.
Ces dernières années il se consacre notamment au trio de Jobic Le Masson et au quartet qu’il forme avec le saxophoniste Rick Margitza, le pianiste Manuel Rocheman et le batteur Jeff Boudreau. En 2008, il sort l'album Hill avec Jobic Le Masson et John Betsch qu’il accompagne avec élégance dans la voie du swing et poursuit l’aventure avec eux et Steve Potts avec l’album SONG 

JOHN BETSCH


Né le 8 octobre 1945 à Jacksonville en Floride dans une famille musicale. Sa mère est organiste et pianiste dans une église et sa sœur aînée deviendra soprano lyrique. Il commence la batterie à l'âge de neuf ans. Il débute sa carrière en 1963 à Nashville aux côtés de l'organiste Bob Holmes et du trompettiste Louis Smith. Il étudie à la Berklee School of Music de Boston, puis à l'Université du Massachusetts à Amherst, sous la direction d’Archie Shepp et de Max Roach.

John Betsch devient ensuite à son tour enseignant à l'Université d'Amherst, et participe à des programmes éducatifs pour les détenus des prisons.
En 1974, il se produit au Newport Jazz Festival aux côtés de Max Roach. Il s'installe à New York en 1975 où il enregistre et se produit avec, entre autres, Jean Lee, Abbey Lincoln, Dewey Redman (tournée en 1979), Archie Shepp, Abdullah Ibrahim et Mal Waldron.

En 1985, Betsch s'installe à Paris et devient le batteur attitré de Steve Lacy. Il joue et enregistre aussi avec Mal Waldron, Sarah Morrow, Jim Pepper et Claudine François. John Betsch est un batteur à la frappe sèche et précise, et sa maîtrise de la polyrythmie en fait l'un des héritiers directs de Max Roach.